À l’état naturel, le cheval consacre environ 12 à 18 heures par jour à la prise alimentaire, selon la saison, la qualité des pâturages et les conditions environnementales.
Le cheval est un herbivore brouteur continu : il ingère de petites quantités d’aliments presque en permanence. Ce comportement est lié à plusieurs adaptations physiologiques :
- Un estomac de faible capacité (8 à 15 L).
- Des dents à croissance continue. Cette particularité constitue une adaptation essentielle au régime herbivore du cheval, qui implique une mastication prolongée d’aliments abrasifs tout au long de sa vie.
- Une sécrétion continue d’acide gastrique. Adaptation à la prise alimentaire presque continue également.
- Une production continue de bile (absence de vésicule biliaire).
- Une digestion des fibres reposant sur la fermentation microbienne du cæcum et du côlon.
En moyenne, un cheval en liberté réalise 40 000 à 60 000 mouvements masticatoires par jour et parcourt plusieurs kilomètres pour rechercher sa nourriture. Les périodes de repos et de sommeil sont relativement courtes comparées au temps consacré au pâturage.
Alors bien sur la vie des chevaux en centres équestres, écuries de course et tous les modes qui impliquent une vie essentiellement en box avec des aliments concentrés Crée des déséquilibres et des pathologies trop bien connues.
Les principales conséquences sont :
- Augmentation du risque d’ulcères gastriques : l’estomac du cheval sécrète de l’acide en continu. Lorsque le cheval reste plusieurs heures sans manger, cet acide peut irriter la muqueuse gastrique.
- Perturbation de la flore digestive : une consommation insuffisante de fibres ou des repas riches en concentrés peuvent modifier l’équilibre des micro-organismes du cæcum et du côlon.
- Augmentation du risque de coliques : les changements alimentaires, le manque de mouvement et une hydratation insuffisante favorisent les troubles digestifs.
- Diminution du transit intestinal : l’exercice stimule naturellement les mouvements du tube digestif. Le confinement réduit cette stimulation.
- Apparition de stéréotypies (tic à l’appui, tic à l’air, lignophagie) souvent associées à la frustration alimentaire et à un temps d’ingestion insuffisant.